Communiqué de presse adressé à Ouest-France
Le 05 Octobre 2004


La fatalité au banc des accusés

Suite à l’accident de circulation relaté dans vos colonnes, le 23 septembre dernier, et qui a coûté la vie à la jeune Juliette, la Ligue Contre la Violence Routière s’émeut de votre rapide analyse des circonstances du drame. En expliquant que l’accident est dû à la fatalité, vous laissez penser qu’un mauvais sort est tombé sur la fillette. Vous oubliez qu’un enfant n’est pas un adulte en miniature. Il possède des différences physiques et physiologiques ne lui permettant pas de réagir aux évènements de la circulation routière avec la même acuité qu’un adulte.

Permettez-nous de citer Simone de BEAUVOIR qui prétendait que « la fatalité triomphe dès que l’on croit en elle ». Cette croyance entraîne la résignation et fait baisser les bras… C’est parce que sa cause a été entendue trop longtemps, pour expliquer les drames de la route, que la France a connu de tristes records durant des années.

Il appartient à la justice de déterminer les responsables de la mort de Juliette. L’analyse scrupuleuse des circonstances de son accident permettra vraisemblablement de prévenir les risques d’un nouveau drame.


Philippe GERVOT
Délégué Régional
Ligue Contre la Violence Routière