Connaissez-vous
les zones 30 ?

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S. Denoël
Cl. Vanvalenberg
Mis en ligne en février 2006


Résumé d’une étude publiée par le centre d’Études sur les réseaux, les transports, l’urbanisme (CERTU) et d’une de leur documentation Zones 30 des quartiers à vivre


Le 29 novembre 1990, parution d’un décret instaurant les zones 30 dans le code de la route.
Dans ces secteurs de la ville, les véhicules ne peuvent dépasser les 30km/h.

Sont concernés tous les quartiers où "la vie sociale est prépondérante" : quartiers commerçants, scolaires, résidentiels, touristiques, en fait tous les secteurs où les fonctions véritablement urbaines (habiter, commercer, se détendre, communiquer…) sont ou ont vocation à devenir prépondérantes par rapport à la fonction circulation motorisée.
L’objectif est de construire une ville plus conviviale, une ville qui offre un partage plus équilibré de l’espace-rue entre tous les usagers tout en assurant pleinement la sécurité des déplacements de chacun, une ville qui propose un environnement moins pollué, moins bruyant, un cadre de vie plus agréable propre à favoriser l’expression de la vie sociale et l’animation de quartier.

Jusqu’en 1995, peu de zones 30 ont été créées et sur des portions souvent trop courtes. Le CERTU a alors lancé une enquête auprès des grandes villes pour dégager les raisons de la lenteur de cette mise en place. Plusieurs points ont été dégagés :

Connaissance du concept zone 30
La mise en place d’un panneau « zone 30 » ne signifie pas une simple limitation de vitesse mais l’entrée dans un espace urbain différent, un espace où la vie locale est prépondérante. L’automobiliste doit modifier son comportement en conséquence.

Démontrer l’efficacité d’une limitation à 30km/h
Il faut rappeler que la vitesse alourdit sérieusement le bilan de l’insécurité routière. Elle constitue à la fois un facteur de risque d’accident et un facteur aggravant. En abaissant la vitesse de 50 à 30km/h,
les zones 30 permettent d’améliorer considérablement la sécurité des usagers, et notamment celle des usagers vulnérables comme les piétons ou les cyclistes. La qualité de la vie en ville est améliorée, la modération de la vitesse se traduisant par une conduite moins agressive.



Le choix d’autres investissements de sécurité
Les villes qui font le choix d’aménager la sécurité aux abords des écoles car cela correspond à une forte demande de la part des habitants, ne pensent pas toujours aux zones 30 qui portant permettent de répondre particulièrement bien à la protection des zones scolaires ; les sorties, mais aussi les rues aux alentours où s’effectue le cheminement des écoliers peuvent être mises en zone 30.

Le besoin d’étude pour repérer les secteurs les plus adaptés aux zones 30
La mise en place de zones 30 est envisagée certes mais retardée du fait de difficultés à mettre en œuvre ces études.

Les interrogations des usagers
- sur le stationnement qui s’il est organisé différemment est généralement conservé
- sur la baisse de fréquentation des commerces qui se révèle fausse car les activités commerçantes sont valorisées dans un espace plus convivial
- sur la difficulté à circuler (dispositifs de ralentissement trop contraignants / embouteillages), en fait les conditions de circulation ne sont pas plus difficiles à 30km/h qu’à 50km/h (débit écoulé identique, circulation plus régulière et sans congestion)

Le besoin d’information et de formation apparaît indispensable
À la fois auprès du public et auprès du personnel technique des municipalités

Le coût de la réalisation de zones 30
Si des aménagements spécifiques sont souvent nécessaires, on peut faire simple et peu onéreux. Par exemple, des avancées de trottoir aux entrées, puis un stationnement en chicane et la gestion des carrefours en priorité à droite, peuvent dans certains cas suffire à l’aménagement d’une zone 30.

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