|
|
Conférence-Débat
Piétons : quel avenir dans la ville ?
Partageons la rue
Compte-Rendu
|
Espace Piéton, en partenariat avec la Ville de Rennes et Alptis,
Conférence-débat sur le thème de la sécurité des piétons en ville.
Table-ronde
|
Public attentif
|
|
|
Mme Armelle POIDEVIN a présenté lassociation "RUE DE LAVENIR", association née en 1987 qui a comme objectif de modérer la circulation automobile en ville, en préconisant moins de vitesse et moins de voitures. Elle propose une réflexion sur le partage de la rue entre tous les usagers.
Rue de l'Avenir est une association généraliste en matière de déplacements qui sefforce de peser sur les décisions que vont prendre élus et techniciens tant au niveau national que local.
|
|
Leurs propositions sont de plusieurs ordres :
- Affirmer que la voie publique nest pas vouée uniquement à la fonction de circulation,
- Introduire le concept de zone scolaire,
- Introduire le concept de zone de rencontre,
- Introduire la notion de trottoir traversant comme élément de ralentissement,
- Introduire la notion de double sens cycliste.
Cette association a insufflé avec le "Club des villes cyclables" la notion de limportance de créer un "Code de la rue" en prenant comme exemple le Code de la rue belge et ce qui était réalisé en Suisse, en Angleterre et en Hollande. Ces associations font parties dun comité de pilotage et travaillent avec le CERTU pour lintroduction de ces concepts en France.
Mme Catia RENESSON, ingénieur au CERTU a plaidé pour la nécessité de réduire les vitesses en ville. Elle a présenté les enjeux en terme de sécurité se basant sur les chiffres de lObservatoire de la sécurité routière et de la dernière grande étude réalisée en 2006 sur laccidentologie des piétons.
Nous reprenons quelques-unes unes de ses diapositives particulièrement éloquentes
En 2006, 12634 accidents en ville ont impliqué un piéton, soit 23 %
|
|
1 accident sur 4 implique un piéton
En 2006, 373 piétons ont été tués en ville
1 tué sur 4 en ville est un piéton
Parmi les piétons, les enfants et les personnes âgées sont les plus touchées ainsi 23 % des piétons ont moins de 15 ans et 63% des tués ont plus de 65 ans.

Sur la localisation des accidents, Mme RENESSON a insisté sur le fait que 40 % des accidents ont lieu sur un passage piéton.
Mme RENESSON a ensuite évoqué la nécessité dagir sur la limitation des vitesses, elle a expliqué la notion de vitesse et de distance darrêt et a présenté une diapositive reprenant la gravité des accidents en fonction de la vitesse.

Mais comme le souligne Mme RENESSON, la limitation des vitesses na pas seulement comme intérêt de diminuer les accidents de piétons, elle offre également des avantages certains en tant quépanouissement de la vie locale et en amélioration de la qualité de lenvironnement.
INTERET DES ZONES 30
Selon les données du CERTU, 80 % du tissu urbain pourrait être traité en zones 30. Elle insiste sur le fait que la modération de la vitesse ne nuit pas à la fluidité du trafic et que les règles de priorité sont celles qui s'appliquent de manière générale.
Les zones 30 doivent être aménagées
-dans les rues commerçantes des centres-villes,
-autour des établissements scolaires,
-dans les quartiers résidentiels,
-dans les centres-bourgs,
-dans les quartiers touristiques
Prenant des exemples à létranger de quelques ville ayant adopté dès 1990 le principe des zones à presque la totalité de leur tissu urbain (Fribourg en Allemagne, Graz en Autriche, Zurich en Suisse) Elle insiste sur lamélioration spectaculaire en terme de réduction des accidents.
Ainsi aux Pays Bas reprenant un panel de 20 villes ayant opté pour des zones 30 et à Londres sur certains quartiers on note une diminution du nombre de victimes : -48 % aux Pays Bas et -45% à Londres.
Mme RENESSON conclu son exposé en insistant sur les dispositions réglementaires en terme daccessibilité de lespace urbain pour les personnes handicapées
| Peu de villes en France ont adopté une généralisation des zones 30, Lorient à cet égard fait figure de ville pilote. M. MORIN, adjoint à la mairie LORIENT a ensuite exposé les moyens quil avait utilisés auprès des habitants de sa ville et des élus pour parvenir dans un horizon proche à une vitesse généralisée à 30 km/h sauf sur les grands axes. |
|
Pendant trois mandats, il sest aidé de groupes de travail par quartier qui ont établi le choix des voies maintenues à 50 km/h et les rues, carrefours où les aménagements étaient nécessaires. Pour convaincre les habitants ils ont informé quartier par quartier des avantages de la limitation de vitesse. Le slogan utilisé était :
Quartiers à 30km/h, quartiers tranquilles !
Des zones 30 ont été systématiquement créées aux abords des écoles et sur les axes générateurs piétons. Dès la création des premières zones 30, la demande des habitants des autres quartier a été forte pour développer d'autres implantations.
|
 |
Les vélos sont tolérés sur les trottoirs en respectant le principe de priorité des piétons.
A lhorizon 2009, la grande majorité de Lorient sera en zones 30
M. MORIN a beaucoup insisté sur la communication nécessaire à ladhésion des Lorientais au projet, ainsi des plaquettes dinformations ont été distribuées à tous les habitants.
© Association Espace Piéton
|